Barbara Harel (l’interview exclue partie II) «Couvrir les JO de 2012 à Londres »

Entre sa reconversion dans le journalisme sportif, le théâtre et le relève française, Barbara Harel se projette dans l’avenir avec passion et le sport en filigrane.



La radio et la télévision ont les faveurs de la championne



Quel regard portez-vous sur la nouvelle génération de judokas français comme Teddy Riner ou Morgane Ribout?


« En France, nous avons toujours eu des athlètes talentueux grâce aux détections, aux clubs et aux pôles. Morgane est de ceux-là. C’est encore différent pour Teddy Riner. Lui, c’est un extraterrestre. Il est hors norme sur le plan physique, technique et au niveau du palmarès. Même si je la situe davantage dans ma génération, Lucie Décosse est aussi une extraterrestre. »


C’est une personne particulière à vos yeux ?

« C’est l’une de mes meilleures amies. J’ai appris beaucoup à ses côtés notamment dans la gestion des échecs. Elle a un talent pur. A tel point que ses adversaires sont en admiration devant elle. Sur le plan humain, elle rigole toujours. Toutes les deux, on est en phase. Par exemple, lors des rassemblements de l’équipe de France, on était toujours motivé pour partir à l’arrache en expédition. Ce fut le cas en Russie notamment. C’est une personne à part. »


En quoi consistera votre reconversion ?

« J’ai obtenu mon diplôme de Sportcom en août après cinq années d’études à l’Insep. À la fin du mois, je vais intégrer un master à l’Ecole Supérieure de journalisme de Paris (ESJ) pour devenir journaliste sportif. Le fait d’intégrer l’ESJ a affiné mon projet de reconversion. J’ai pu décrocher plus facilement du judo. »


Pourquoi ce métier ?

« Je suis curieuse de nature. Je souhaite partager ce que je connais, montrer l’envers du décor, raconter des histoires. J’aimerai couvrir les Jeux Olympiques de Londres en 2012. Et si possible pour une radio ou la télévision car j’aime ce qui est instantané. Ma référence dans le milieu serait Thierry Gilardi. Lui, il savait faire vibrer les auditeurs ou les téléspectateurs. »


Et embrasser une carrière politique comme David Douillet ?

« Non pas du tout. Je m’y intéresse depuis longtemps, je suis engagée. J’ai mes propres opinions mais pas au point de m’impliquer. Ce milieu ne me plaît pas. Les gens ne sont pas vrais, les relations sont fausses. »


Vous préférez les pupitres du théâtre à ceux des meetings ?

« En effet. Avant de me lancer en sport étude au collège, je faisais du théâtre. Et bientôt, je vais jouer dans une pièce qui s’appelle « Triomphe : une vie de judo ! ». La pièce retrace l’histoire du judo de 1905 aux années 80. Elle a été mise en scène par Gilles Troulet (comédien depuis plus de 20 ans et ceinture noire, titulaire du Brevet d’État de Judo Ju-Jitsu, NDLR). Je renoue avec une passion que j’avais laissée de côté. Après avoir connu le sport de haut niveau, j’avais besoin de pimenter ma vie. »

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Commentaires

  1. C’est une grande championne malgré ses échecs. Si elle cherche du boulot, pourquoi ne pas la recruter sportdating. Une stagiaire qui s’appelle Barbara Harel, c’est le top…

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